Malgré tous nos efforts pour restaurer les milieux aquatiques, s’il n’y a plus d’eau pour alimenter nos rivières, elles s’assèchent !!!

Depuis 10 ans, sur notre territoire, la pluviométrie annuelle est passée de 750 à 500mm par an en moyenne !!!!

Graphique montrant la diminution de la pluviométrie annuelle depuis 10 ans

Le manque de pluie de ces derniers mois n’est pas sans conséquences sur nos rivières. La Bionne présente des assecs sur une grande partie de son linéaire et les débits sur le Cens sont très faibles.

 

Ce n’est pas exceptionnel, mais cela arrive de plus en plus souvent, et dure de plus en plus longtemps…

Nos cours d’eau sont alimentés principalement par les eaux de pluies et par la nappe de Beauce.

Les pluies de fin d’année alimentent une nappe d’eau superficielle : la terre se gorge d’eau et ils se forment alors de vastes zones « humides » en Forêt d’Orléans surtout mais aussi dans les vallées alluviales de nos rivières (nappe d’accompagnement). Lorsque la période de pluie s’achève, cette eau est restituée lentement à la rivière, ce qui leur permet de s’écouler même lorsqu’il ne pleut pas.

Ce principe identique au fonctionnement d’une éponge permet d’atténuer les crues en hiver (stockage de l’eau) et réduire ou limiter les assecs en été.

Bien souvent les cours d’eau et leur bassin versant ont subi de telles modifications que ce fonctionnement hydraulique naturel n’est plus assuré. C’est le cas pour nos rivières : travaux de rectification et de recalibrage des années 60, remembrement agricole, aménagement de la forêt, urbanisation, artificialisation du sol, drainage, assèchement des zones humides, prélèvements de la ressource en eau…

Toutes ces zones « éponges », ont progressivement disparues du territoire et bien que nos travaux participent à retrouver un fonctionnement hydraulique plus naturel, à l’heure où les pluies se font rares, nos rivières souffrent.

Aujourd’hui les usages de l’eau ne sont pas à l’origine de l’assèchement de nos rivières ce qui explique en partie l’absence de restriction sur le territoire. La Nappe de Beauce, par ces résurgences, alimente encore un peu nos rivières, mais pas suffisamment et pour combien de temps encore ?

Une gestion plus équilibrée de la ressource en eau sur notre territoire apparait comme un enjeu supplémentaire pour le futur programme d’action du syndicat dont les contours se dessinent aujourd’hui.

En attendant de relever ce défi, la vigilance est de rigueur et chacun peut contribuer à préserver la ressource en eau…

Chaque geste compte !!!

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